Appel à contributions
« Rapiécer/ Patching Up »
n° 50 (Automne 2027)
Intermédialités. Histoire et théorie des arts, des lettres et des techniques
Intermediality. History and Theory of the Arts, Literature, and Technologies
Sous la direction de :
Karine Bellerive, Université du Québec à Montréal et Université de Sherbrooke
Sandrine Lambert, Concordia University
Date de soumission des propositions : 15 juin 2026
Annonce des résultats de la sélection des propositions : 10 juillet 2026
Soumission des textes complets aux fins d’évaluation : 15 novembre 2026
Publication des textes retenus par le comité de rédaction : Automne 2027
Rapiécer, c’est ajouter des morceaux — des pièces — pour maintenir, pour réparer, pour faire perdurer et parfois aussi, au-delà d’un manque à combler, pour créer. Ces fins reposent sur la mise en relation d’humains et autres qu’humains, de matières, de techniques, de gestes, de mémoires, de trajectoires et de récits. À l’image de la courtepointe, le rapiéçage implique de connecter des éléments hétérogènes. Il repose sur l’articulation de savoirs et de savoir-faire, qui s’apprennent et qui se transmettent dans différents contextes, donnant parfois naissance à des communautés de pratique.
En ce sens, l’acte de rapiécer s’inscrit pleinement dans une logique intermédiale selon laquelle les relations précèdent les choses, qu’elles font émerger, qu’elles redéfinissent, qu’elles font exister autrement. Il opère par la mise en contact et la recomposition de médias, de supports et de matières dont les singularités ne se dissolvent pas dans l’assemblage, mais s’y négocient. De fait, il montre concrètement que les œuvres, les pratiques, les objets n’ont pas d’identité fixe et, pour reprendre les termes de Méchoulan, qu’ils fonctionnent « dans le recours à des institutions qui en permettent l’efficacité et à des supports matériels qui en déterminent l’effectivité » (2003 10). Longtemps assigné aux femmes et cantonné aux univers domestique et artisanal, le rapiéçage nous intéresse parce qu’il travaille dans le temps et dans la matière.
Nous postulons d’emblée que des objets et des infrastructures, comme des corps et des communautés, peuvent être rapiécés, et que ce qui est rapiécé n’est jamais plus tout à fait « comme avant ». Son apparence, sa fonction, son sens peuvent avoir changé; les pièces elles-mêmes se trouvent redéfinies par ce à quoi elles se joignent. Rapiécer, c’est donc moins restaurer un état antérieur que de produire quelque chose qui n’existait pas encore, un objet différent ou une réalité nouvelle. Cette dimension créative, poïétique, performative, sera au cœur de ce numéro, dans lequel nous souhaitons explorer l’action matérielle de rapiécer, ainsi que les gestes politiques et les visions du monde qui l’accompagnent.
Dans un souci d’économie, de réusage, de soin aux choses que nous voulons soustraire à l’obsolescence (programmée ou non), rapiécer, ce peut être résister, par choix ou par nécessité, aux logiques productives et de surconsommation. Nous constatons ainsi, par contraste avec une vision romantique, que le rapiéçage relève tant du privilège (de ceux qui ont le temps de rapiécer) que de la contrainte et de la nécessité (pour ceux qui n’ont pas le luxe de remplacer ni d’acheter à l’infini). Mais rapiécer, ce peut être, aussi, une tentative (vaine ou fructueuse) de masquer l’indécence d’un passé gênant ou trop glorieux pour les besoins de logiques capitalistes qui nécessitent l’ajout d’un vernis d’acceptation sociale.
Quoiqu’il en soit, le rapiéçage s’inscrit toujours dans un enchevêtrement de temporalités. D’un côté, il exige de « prendre du temps ». De l’autre, il puise dans des passés pour composer l’avenir. S’agit-il de le rendre moins menaçant — ou plus désirable ? S’il consiste, en quelque sorte, à « faire du neuf avec du vieux », comment le rapiéçage se déploie-t-il concrètement ? Quelles sont les motivations qui le sous-tendent ? Ces questions en appellent d’autres, d’ordres éthique et politique, dont celles-ci :
- Si vertueux qu’il soit en apparence, l’acte de rapiécer porte-t-il parfois en lui, et de quelles manières, une forme de repli susceptible de nourrir certains conservatismes, folklorismes ou éloges excessifs de temps anciens ?
- Ou bien n’est-ce pas nos mémoires que nous tentons de rapiécer afin de tisser l’histoire d’un monde que nous souhaitons voir advenir ?
Les articles attendus pourront s’inscrire dans l’une ou l’autre des quatre pratiques de rapiéçage suivantes, lesquelles « tiennent ensemble » l’hétérogène sans prétendre en effacer les tensions. Seront privilégiées les contributions qui interrogent tant leurs dimensions matérielles et tangibles que symboliques et discursives.
Arts et médias
Cet axe privilégie notamment les pratiques analogiques et numériques inspirées du remix (Allard 2016 ; Jenkins 2006 ; Navas et al. 2021), de l’hacktivisme (Fourmentraux 2020) et de la multimodalité (Dunbar-Hester 2012 ; Gaunlett 2018). Des médias numériques à l’IA, en passant par le collage (Taylor 2004), l’art photographique (Leon-Quijano 2021 ; Rouillé 2005), la performance (Taylor 2016 ; Taylor 2003) et les pratiques situées de production narrative, telle que les jeux de table ou vidéo (Duret 2017 ; Unger 2012) et les récits graphiques (Bonanno 2019 ; Chute 2016), le rapiéçage concerne tant les médias eux-mêmes que leurs contenus, tant les œuvres d’art que les mondes élaborés à partir de ces dernières.
Techniques et objets
Cet axe s’intéresse aux pratiques de réparation (Nova et Bloch 2020 ; Gil 2024), de bricolage (Lederlin 2023 ; Meyer 2012) et de maintenance (Denis et Pontille 2022 ; Johnson 2021). Il ouvre sur celles visant à ranimer des médias abandonnés, obsolètes (Hertz et Parikka 2012) — ou encore à en détourner les usages (De Certeau 1990). Ces pratiques se déploient régulièrement dans les communautés makers ou DIY (Dunn et Farnsworth 2012 ; Trigeaud 2013), ainsi que dans les espaces de fabrication numérique (Bosqué 2021 ; Lallement 2015 ; Lambert 2023). Seront également bienvenues les contributions qui examinent le rapiéçage de ce qui, dans des univers industriels et artisanaux, fait ou pourrait faire patrimoine : techniques, machines, gestes, savoir- faire, mémoires, etc. (Morisset 2024 ; Bellerive 2025).
Corps et tissu social
En résonance avec la figure du cyborg (Haraway 1991), les corps, par choix ou par nécessité, font aussi l’objet de rapiéçage. Seront considérés dans cet axe les travaux qui portent sur les pratiques de biohacking (Delfanti 2013 ; Meyer 2020), ceux qui traitent du corps augmenté ou appareillé, notamment par l’ajout de prothèses (Tehel 2019 ; Caccamo et Bonenfant 2021), et ceux qui s’intéressent aux corps vieillissants et aux mémoires défaillantes, ainsi qu’aux gestes narratifs, relationnels et concrets par lesquels on tente de rapiécer ce qui se défait. Nous invitons également les contributions qui abordent les pratiques de care, souvent invisibilisées, comme formes de rapiéçage quotidien des corps et des liens (Tronto 1993 ; Molinier 2013), de même que les démarches qui font du rapiéçage narratif une méthode de recherche et de création impliquant les personnes dont elles mobilisent les expériences dans la (re)construction de leurs vécus (Bellerive 2021). Trouveront aussi leur place dans cet axe les textes qui portent sur des tentatives de rapiéçage du tissu social à travers des communs urbains (Lefèvre et Grant-Poitras 2023 ; Levy et al. 2024), qu’il s’agisse par exemple de jardins communautaires (Petrescu 2010 ; Zask 2016) ou d’espaces autogérés (Tadjine et Dazé 2023 ; Tremblay et Pilati 2008).
Infrastructures et urbanités
La ville fait l’objet d’incessants rapiéçages pour répondre à de nouveaux modèles orientés, par exemple, vers l’étalement, les villes intelligentes, le verdissement et la mobilité durable (Mattern 2021 ; Sadowski 2021). Seront privilégiés les travaux portant sur ce qui soutient le développement urbain, c’est-à-dire les infrastructures et les réseaux (Anand et al. 2018 ; Hetherington 2019), lesquels s’érigent au gré des politiques publiques et des projets privés d’envergure (pensons par exemple aux centres de stockage de données (Jacobson et Hogan 2019 ; Lopez et Diguet 2023)). Les contributions qui s’intéressent aux processus de désindustrialisation (High, MacKinnon et Perchard 2017 ; High 2022) et aux devenirs des villes post-industrielles (aux dynamiques par lesquelles le tissu urbain se rapièce), qu’il s’agisse de grands complexes ou de villes de compagnie, s’inscriront également dans cet axe.
Le visuel de l’appel à contributions et du numéro est une œuvre de Véronique Buist (https://www.veroniquebuist.com/), artiste québécoise représentée au Québec par la Galerie C.O.A. (https://galeriecoa.com/artist/veronique-buist).
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Les propositions d’articles (350 à 400 mots) doivent être acheminées avant le 15 juin 2026 aux adresses suivantes : karine.bellerive@usherbrooke.ca et sandrine.lambert@mail.concordia.ca. En plus du résumé de la proposition, une bibliographie préliminaire (cinq livres ou articles) ainsi qu’une brève notice biographique (discipline, champs d’intérêt, 5 à 10 lignes) sont demandées. Les propositions seront évaluées en fonction de l’originalité de l’approche, de la pertinence de la problématique et de l’adéquation avec la revue.
Les articles définitifs seront à soumettre 15 novembre 2026. Ils devront avoisiner les 6 000 mots (40 000 caractères, espaces compris) et pourront comporter des illustrations (sonores, visuelles, fixes ou animées), dont l’auteur·e de l’article aura pris soin de demander les droits de publication. Il est demandé aux auteur·e·s d’adopter les normes du protocole de rédaction de la revue, disponible sur la page suivante : http://intermedialites.com/guides-et-documents/.
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Bibliographie :
Laurence Allard, « La remix culture : une poïétique ordinaire du web », Frédéric Kaplan et Nicolas Nova (dir.), La culture Internet des mèmes, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2016, p. 62–75.
Anand Nikhil, Akhil Gupta et Hannah Appel, The Promise of Infrastructure, Durham, Londres, Duke University Press, 2018.
Karine Bellerive, « Mémoires d’Arvidiennes : habiter des espaces industriels », Bulletin de l’Association québécoise pour le patrimoine industriel, no 2, 2025.
Karine Bellerive, Écrire les vieillissements : une recherche-création : écrire ses vieillissements, ses rapports changeants à soi, à son père, à l’écriture, au temps, thèse de doctorat, Université de Montréal, 2021, https://umontreal.scholaris.ca/items/7e2b7456-32f5-49a2-8c86-63ad453972ef.
Letizia Bonanno, « Drawing as a Mode of Translation », American Anthropologist, 2019, https://doi.org/10.1111/aman.13293(consultation le 7 avril 2026)
Camille Bosqué, Open Design. Fabrication numérique et mouvement maker, Montreuil, Éditions B42, 2021,
Emmanuelle Caccamo et Maude Bonenfant, « Rhétorique des discours transhumanistes : arguments et fondements discursifs », Communication & Langages, vol. 4, no 210, 2021, p. 5–31.
Hillary Chute, Disaster Drawn: Visual Witness, Comics, and Documentary Form, Cambridge, Harvard University Press, 2016.
Michel de Certeau, L’invention du quotidien, 1. Arts de faire, Paris, Gallimard, 1990.
Alessandro Delfanti, Biohackers: The Politics of Open Science, Londres, Pluto Press, 2013.
Jérôme Denis et David Pontille, Le soin des choses : politiques de la maintenance, Paris, La Découverte, 2022.
Christina Dunbar-Hester, « Soldering Toward Media Democracy: Technical Practice as Symbolic Value in Radio Activism », Journal of Communication Inquiry, vol. 36, no 2, 2012, p. 149–169, https://doi.org/10.1177/0196859912444879 (consultation le 7 avril 2026).
Kevin Dunn et May Summer Farnsworth, « “We ARE the Revolution”: Riot Grrrl Press, Girl Empowerment, and DIY Self-Publishing », Women’s Studies, vol. 41, no 2, p. 136–157, 2012, https://doi.org/10.1080/00497878.2012.636334 (consultation le 7 avril 2026).
Christophe Duret, « Une cartographie des relations intermédiales entre le jeu vidéo et les autres médias dans le cadre des franchises transmédiatiques », Intermédialités / Intermediality, no 30–31), 2017–2018, https://doi.org/10.7202/1049954ar(consultation le 7 avril 2026).
Jean-Paul Fourmentraux, AntiDATA : la désobéissance numérique : art et hacktivisme technocritique, Dijon, Les presses du réel, 2020.
David Gauntlett, Making is Connecting: The Social Power of Creativity, from Craft and Knitting to Digital Everything, Medford, Polity Press, 2018.
Liliana Gil, « Becoming a Repair Entrepreneur: An Ethnography of Skills Training in Brazil », Third World Quarterly, vol. 45, no 4, 2024, p. 640–657, https://doi.org/10.1080/01436597.2023.2207006 (consultation le 7 avril 2026).
Donna Haraway, « A Cyborg Manifesto: Science, Technology, and Socialist-Feminism in the Late Twentieth Century », Simians, Cyborgs and Women: The Reinvention of Nature, New York, Abingdon, Routledge, 1991, p. 149–181.
Garnet Hertz et Jussi Parikka, « Zombie Media: Circuit Bending Media Archaeology into an Art Method », Leonardo, 45(5), 2012, p. 424–430.
Kregg Hetherington, Infrastructure, Environment, and Life in the Anthropocene, Durham, Londres, Duke University Press, 2019.
Steven High, Deindustrializing Montreal. Entangled Histories of Race, Residence, and Class, Montreal, McGill-Queen’s University Press, 2022.
Steven High, Lachlan MacKinnon et Andrew Perchard, The Deindustrialized World. Confronting Ruination in Postindustrial Places, Vancouver, UBC Press, 2017.
Lisa Horton et David Beard, « The Critical Role of New Media in Transforming Gamers Into Remixers », Eduardo Navas, Owen Gallagher et Xtine Burrough (dir.), The Routledge Handbook of Remix Studies and Digital Humanities, 2021, p. 325–341.
Kate Jacobson et Mél Hogan, « Retrofitted Data Centres: A New World in the Shell of the Old », Work Organisation, Labour & Globalisation, vol. 13, no 2, 2019, p. 78–94.
Henry Jenkins, Convergence Culture: Where Old and New Media Collide, New York, New York University Press, 2006.
Alix Johnson, « The Mechanics of Sovereignty: Autonomy and Interdependence across Three Cables to Iceland », American Anthropologist, vol. 123, no 3, 2021, p. 578–589, https://doi.org/https://doi.org/10.1111/aman.13617 (consultation le 7 avril 2026).
Michel Lallement, L’âge du faire : hacking, travail, anarchie, Paris, Éditions du Seuil, 2015.
Sandrine Lambert, « Fabrication numérique à Barcelone : les effets sociopolitiques de la participation lors des Mercredis Makers », Les Enjeux de l’Information et de la Communication, vol. 23, no 4, 2023, p. 61–73.
Fanny Lederlin, Éloge du bricolage : souci des choses, soin des vivants et liberté d’agir, Paris, Presses universitaires de France, 2023.
Sylvain A. Lefèvre et David Grant-Poitras, « L’utopie (très) concrète du Bâtiment 7 : un commun face aux défis de son autonomie financière », Recherches sociographiques, vol. 64, no 1, 2023, p. 91–117, https://doi.org/10.7202/1100575ar (consultation le 7 avril 2026).
Camilo Leon-Quijano, « The Performative Photograph: A Poietic Approach to Visual Ethnography in a French Banlieue », HAU: Journal of Ethnographic Theory, vol. 11, no 3, 2021, p. 1116–1135, https://doi.org/10.1086/718000 (consultation le 7 avril 2026).
Charmain Levy, Marco Alberio et Rebecca Plachesi, « Les communs urbains comme concept de participation territoriale et citoyenneté urbaine : deux études de cas à Bologne, en Italie », Revue Organisations & territoires, vol. 33, no 1, 2024, p. 9–23, https://doi.org/10.1522/revueot.v33n1.1710 (consultation le 7 avril 2026).
Fanny Lopez et Cécile Diguet, Sous le feu numérique : spatialités et énergies des data centers, Genève, MétisPresses, 2023.
Paolo Magaudda et Sergio Minniti, « Retromedia-In-Practice: A Practice Theory Approach for Rethinking Old and New Media Technologies », Convergence, vol. 25, no 4, 2019, p. 673–693, https://doi.org/10.1177/1354856519842805 (consultation le 7 avril 2026).
Shannon Mattern, « A City Is Not a Computer: Other Urban Intelligences », Princeton, Princeton University Press, 2021.
Éric Méchoulan, « Intermédialités : le temps des illusions perdues », Intermédialités, no 1, 2003, p. 9–27,https://doi.org/10.7202/1005442ar (consultation le 7 avril 2026).
Morgan Meyer, « Biohacking », Mathieu O’Neil, Christian Pentzold et Sophie Toupin (dir.), The Handbook of Peer Production, 2020, https://doi.org/10.1002/9781119537151.ch16 (consultation le 7 avril 2026).
Morgan Meyer, « Bricoler, domestiquer et contourner la science : l’essor de la biologie de garage », Réseaux, vol. 173–174, no 3, 2012, p. 303, https://doi.org/10.3917/res.173.0303 (consultation le 7 avril 2026).
Pascale Molinier, Le travail du care, Paris, La Dispute, 2013.
Lucie K Morisset, « Les “villes de compagnie” du Canada. Un patrimoine urbain pour le vivre ensemble de notre siècle ? », Entreprises et histoire, no 87, 2017, p. 9–50.
Eduardo Navas, Owen Gallagher et Xtine Burrough, The Routledge Handbook of Remix Studies and Digital Humanities, New York, Routledge, 2021, https://www.taylorfrancis.com/books/9780429355875 (consultation le 7 avril 2026).
Nicolas Nova et Anaïs Bloch, Dr. Smartphone: An Ethnography of Mobile Phone Repair Shops, Morges, IDPURE, 2020.
Doina Petrescu, « Jardinières du commun », Multitudes, vol. 42, no 3, 2010, p. 126–133. https://doi.org/10.3917/mult.042.0126(consultation le 7 avril 2026).
André Rouillé, La photographie. Entre document et art contemporain, Paris, Gallimard, 2025.
Jathan Sadowski, « Who Owns the Future City? Phases of Technological Urbanism and Shifts in Sovereignty », Urban Studies, vol. 58, no 8, 2021, p. 1732–1744. https://doi.org/10.1177/0042098020913427 (consultation le 7 avril 2026).
Nadim Tadjine et Émilie Dazé, « Transformation du mode d’organisation vers un modèle autogéré : le cas de la Coopérative de solidarité Temps libre », Recherches sociographiques, vol. 64, no 1, 2023, p. 173–200, https://doi.org/10.7202/1100578ar(consultation le 7 avril 2026).
Brandon Taylor, Collage : l’invention des avant-gardes, Paris, Éditions Hazan, 2004.
Diana Taylor, Performance, Durham, Londres, Duke University Press, 2016.
Diana Taylor, The Archive and the Repertoire: Performing Cultural Memory in the Americas, Durham, Londres, Duke University Press, 2003.
Amélie Tehel, « Do It Yourself : la fabrication numérique comme empowerment des corps handicapés ? », Terminal, nos 125–126, 2019, https://doi.org/10.4000/terminal.4967 (consultation le 7 avril 2026).
Diane-Gabrielle Tremblay et Thomas Pilati, « Les centres d’artistes autogérés et leur rôle dans l’attraction de la classe créative », Géographie, économie, société, vol 10, no 4, 2008, p. 429–449. https://doi.org/10.3166/ges.10.429-449 (consultation le 7 avril 2026).
Sophie-Hélène Trigeaud, « Travaux d’aiguille et mobilisation féminine : des plaines de l’Utah aux Nations Unies », Anthropologica, vol. 55, no 1, 2013, p. 99–111.
Joan C. Tronto, Moral Boundaries. A Political Argument for an Ethic of Care, New York, Londres, Routledge, 1993.
Alexander Unger, « Modding as Part of Game Culture », Johannes Fromme et Alexander Unger (dir.), Computer Games and New Media Cultures: A Handbook of Digital Games Studies, Dordrecht, Springer Netherlands, 2012, p. 509–523.
Joëlle Zask, La démocratie aux champs : du jardin d’Éden aux jardins partagés, comment l’agriculture cultive les valeurs démocratiques, Paris, La Découverte, 2016.